Ce n’est que depuis 1803, alors que nous étions sous le Régime français et que nous appartenions au département de Jemappes, que la commune de Hantes-Wihéries a été formée par la fusion des deux villages, Hantes et Wihéries, autrefois séparés. L’origine du nom de ces deux hameaux est très lointaine.
Concernant Hantes, l’existence du village apparait dans la deuxième moitié du IXème siècle. En 869 et 933, le nom « Hantas » est mentionné dans le polyptique qui décrivait les biens de l’abbaye de Lobbes. Hantes était un village de la principauté de Liège et était une possession de l’abbaye de Lobbes. On parle de « Villa Hantas » dans un diplôme rédigé par l’empereur Othon en 973 à Aix-la-Chapelle. Au XIIème siècle, le manuscrit des Bancruces mentionne aussi « Hantas ». Un document daté de 1176 et consultable aux archives du Hainaut à Mons parle de « Terra de Hantis » (voir sources n°4).
Il existe plusieurs théories sur l’origine de ce nom. La première hypothèse est qu’il provient simplement de la rivière qui traverse le village et qui veut dire « ruisseau des canes ou anettes » (voir sources n°1). La deuxième est que le nom serait dérivé du mot germanique « Hamithja » qui signifie ensemble de prairies humides (voir sources n°2). Enfin, Hantes pourrait provenir du mot « Hanter » qui signifie « Habiter » en vieux français et en wallon (voir sources n°3).
Concernant Wihéries, le village faisait partie du comté du Hainaut et dépendait de la terre de Barbençon. En 1189, une bulle du pape Lucius mentionne le nom « Wihéries ».
Il existe aussi plusieurs origines possibles. Premièrement, Wihéries proviendrait du mot « Wières » qui signifie prairies, qui couvrent encore aujourd’hui une grande partie de la rive gauche de la rivière. Une deuxième possibilité est que Wihéries provient de « vyhé » qui signifie osier (voir sources n°1). On peut penser qu’il devait se trouver des nombreuses oseraies le long de la rivière et que celles-ci fournissaient l’osier nécessaire à la fabrication de paniers, mannes à linge, porte dame-jeanne …etc. Troisièmement, les germains auraient transformé le mot latin « Villariarae » qui signifie « terres d’une ferme » (voir sources n°3).
Article rédigé par Jérôme


